Chronopost renonce aux véhicules de livraison thermiques à Paris

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La société de livraison va privilégier les motorisations alternatives dans la capitale, en recourant entre autres à des fourgons électriques.

« Nous prenons l'engagement qu'à partir de la mi-2019, Chronopost ne livrera plus de colis dans Paris intra-muros avec des véhicules à moteur thermique » : la formule vient du Président de la filiale de La Poste, Martin Piechowski. Il s’est exprimé à l’occasion de l'inauguration du nouvel Espace Logistique Urbain (ELU) de Paris Bercy. C’est le troisième de ce type pour Chronopost dans la capitale. Il a été aménagé dans le sous-sol du bâtiment tertiaire Bercy-Lumière (12e arrondissement), avec une surface au sol de 3.800 m².

Cet engagement fort de l’entreprise a été formulé en présence de Christophe Najdovski, adjoint à la Maire de Paris en charge des transports.

Ainsi donc, d’ici un peu plus d’un an, Chronopost utilisera toute une panoplie de moyens « doux », avec des véhicules électriques et au gaz, des triporteurs et des trolleys, pour livrer entre 25 et 30.000 colis par jour. Cela représente 14 500 points de livraison dans la capitale et 220 tournées.

« L'ouverture de ce site de Bercy a créé un vrai déclic et nous a permis de revoir complètement notre vision stratégique de la distribution de centre urbain », a déclaré Martin Piechowski . » Ce n'est pas une posture, ni un contournement, il s'agit d'une vraie décision d'entreprise », a-t- il précisé. Pour soutenir cette stratégie, Chronopost a signé lundi la commande de 100 utilitaires 100 % électriques Nissan e-NV 2000 d'une capacité étendue de 8 m3. Les véhicules, réaménagés par la société slovaque Voltia, seront livrés entre juillet et septembre. Chronopost affirme avoir négocié les conditions tarifaires pour que ces véhicules électriques, loués auprès du groupe Fraikin, soient au même coût que des véhicules thermiques. Une 2e commande de 300 véhicules supplémentaires devrait suivre dans les semaines qui viennent. « La plate-forme industrielle que nous proposent Nissan et Fraikin est aboutie. Le véhicule a une autonomie réelle d'environ 200 km qui peut couvrir largement nos besoins sur la moitié des 8.000 tournées effectuées en France », explique encore Martin Piechowski.

La flotte va s’ajouter à une quarantaine de véhicules propres (au GNV et électriques) sur les 200 à 250 qui livrent dans Paris.
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