Une navette autonome en test à Nantes

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Depuis le 1 er juin, une navette de Navya circule à Nantes. C’est une expérimentation qui va permettre aux habitants de découvrir un nouveau mode de mobilité, électrique et automatisée.

Comme le disait en introduction du congrès Electric Road Pascal Bolo, Vice-Président de Nantes Métropole et Président de la SEMITAN, « il devrait être plus facile d’expérimenter en France une navette autonome. Nous le faisons sur un trajet de quelques centaines de mètres, mais il nous a fallu des mois et des mois pour obtenir un tampon administratif », a-t-il souligné. Le fait est qu’après une longue attente, les nantais peuvent tester gratuitement une navette entre la Gare Maritime et la Carrière Miséry. Une ligne temporaire a été aménagée en bord de Loire, sur 650 m.

Le projet a été monté par un consortium, formé par EDF, le pôle ID4Car, Charier et Lacroix city. L’idée est de tester à la fois un véhicule autonome, une communication avec l’infrastructure et un procédé innovant de cellules photovoltaïques sur la route pour produire de l’énergie et réduire l’empreinte carbone.

Dans un premier stade, la navette de Navya (joliment décorée d’ailleurs, façon street art et raccord avec l’ambiance de Nantes) roule sur un parcours protégé en bord de Loire. Elle franchit une barrière, prend un virage et emprunte par la suite un couloir de bus qui a été isolé du trafic automobile. Elle doit cependant partager la voirie avec des piétons et des cyclistes.

Pour l’utiliser, c’est simple. On peut appeler la navette à partir d’un bouton à la station d’accueil (Gare Maritime ou Carrière Misery), ou par l’intermédiaire de l’application Zenbus (sur iOS et Android). La navette vient et s’immobilise ensuite, en ouvrant ses portes latérales pour autoriser l’accès à bord. Jusqu’à 15 personnes peuvent y prendre place. L’hôtesse d’accueil appuie alors sur un écran tactile. Dès lors, la navette va s’élancer en douceur et rouler à une vitesse de 25 km/h. Les passagers peuvent suivre le trajet sur un écran.

Pour plus de sécurité, un bouton d’arrêt d’urgence a été prévu. Il y a aussi une commande du type manette de jeu vidéo qui est présente dans le véhicule pour prendre le contrôle manuellement si nécessaire.

C’est une expérience courte, mais suffisante pour apprécier l’intérêt d’une navette électrique, qui peut desservir sans bruit et sans émission des sites où le transport public est peu ou pas disponible. Une autre vision du futur a été présentée à Electric Road. Los de la séance plénière dédiée au transport de marchandises, on a pu voir le concept SEDRIC (Self Driving Car), qui préfigure une navette autonome à l’horizon 2025. Ce futur est déjà visible à titre expérimental à Nantes.
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